Le 21 décembre a eu lieu la cérémonie marquant le début des festivités des 25 ans du Centre d’Etude de Droit (CED). A cette occasion, le Dr Aké, médecin, Directeur du Centre Culturel Comoé, a prononcé cet inoubliable discours de bienvenue, véritable plaidoyer en faveur de l’éducation. Appréciez.

Mesdames, Messieurs,

Distinguées personnalités du monde judiciaire, En vos rangs et qualités,

Honorables invités,

Chers amis, chers étudiants ;

Je vous souhaite la cordiale Bienvenue au Centre Culturel Comoé.

L’honneur qui m’échoit de prendre la parole est à la mesure de la cérémonie qui nous réunit : La célébration des 25 ans du Centre d’étude de Droit.

Au nom du comité de direction du Centre Comoé (et en mon nom personnel), j’aimerais vous souhaiter un très joyeux anniversaire ! J’aimerais aussi vous transmettre, avec nos vives félicitations, notre grande satisfaction pour le chemin parcouru par le CED, qui porte dignement les valeurs du Centre Comoé.

Honorables invités,

  1. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. ». Ce sont les mots d’une icône de l’Afrique, décédée il y a 3 ans.
  2. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. ». C’est la réflexion d’un homme qui a passé 27 de sa vie en prison, qui a souffert l’injustice, les souffrances… qui est certes parvenu à être président de la république de son pays, mais après s’être battu pendant des décennies. Vous l’avez sans doute deviné, il s’agit de Nelson MANDELA.
  3. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde», disait-il. Pensons à ces paroles en pensant à celui qui les a prononcées. Ce sont des paroles d’un homme qui a connu l’humiliation, des privations de libertés, qui a été témoin de tant d’exclusion, de pauvreté ; un homme qui a s’est battu toute sa vie ! Mais pour changer le monde, il ne suggère pas comme MOYEN principal l’égalité ou l’argent ou encore le pouvoir, le bien-être individuel…. Non. Pour Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. ».
  4. Mesdames, Messieurs, honorables invités, le Centre Culturel Comoé ne fait pas autre chose, que de mener -au quotidien- la bataille de l’éducation et de la formation de la jeunesse ivoirienne. Et, vous le constatez autant que nous, aujourd’hui plus qu’hier, la formation de la jeunesse, la bataille de l’éducation est plus qu’une nécessité, c’est un impératif. En effet, nous pensons qu’il n’y a qu’une alternative : soit la jeunesse est formée, soit elle est déformée !
  5. C’est pourquoi le Centre Comoé ne peut que se réjouir lorsque les associations d’étudiants qu’il suscite et promeut, comme le CED, sont des creusets de formation, voire de transformation des jeunes.
  6. Je n’ai qu’un message à transmettre en plus des vives félicitations de la direction du centre Comoé : c’est cet impératif de la formation, cette nécessité de continuer à nous battre, chacun à son niveau pour gagner cette bataille de la formation.
  7. Et puisque je sais que nous en sommes tous convaincus (c’est la preuve de votre présence ce matin à cette belle cérémonie) ; je ne voudrais pas m’y attarder.
  8. Je voudrais surtout vous adresser mes sincères remerciements, pour vos différentes participations à cette formation de la jeunesse et aussi pour vos nombreuses contributions.
  9. Nous espérons vivement (au comité de direction de Comoé) que la chaine de la solidarité va se perpétuer pendant de nombreuses années. Parce qu’elle est importante cette chaine de solidarité ! Pour assurer la continuité afin de gagner la bataille… car redisons-le, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde» !
  10. EN EFFET, EN NOUS PROJETANT DANS LE TEMPS, nous pouvons imaginer aisément que les bébés qui naissent aujourd’hui dans les maternités, dans 25 ans, seront ces jeunes, ces autres personnes qui viendront célébrer les noces d’or du CED (les 50 ans !), en continuant à porter avec fierté les valeurs qui sont les nôtres au Centre Comoé.
  11. Mesdames et Messieurs, Nelson Mandela disait encore que :

« Lorsqu’on s’adresse à une personne dans une langue qu’elle comprend simplement, on parle à son esprit. Mais lorsqu’on s’adresse à une personne dans sa propre langue, on parle à son cœur. »

  1. J’aurais voulu m’adresser à vous dans un langage juridique, mais je n’en ai pas la compétence, je suis médecin. Je vais donc parler avec les mots d’un de vos éminents maitres, dans le langage juridique qui est le vôtre.
  2. Cet éminent juriste disait que :

« Tout prévoir est un but qu’il est impossible d’atteindre…Quoique l’on fasse les lois positives ne sauraient jamais ENTIEREMENT remplacer l’usage de la raison naturelle dans les affaires de la vie.

Les besoins de la société sont si variés, la communication des hommes est si active, leurs intérêts sont si multipliés, et leurs rapports si étendus, qu’il est IMPOSSIBLE au législateur de pourvoir à tout ».

Ce sont des mots de PORTALIS, dans son « Discours préliminaire au projet du Code Civil » ; il y a plus de 200 ans.

  1. Honorables invités, Auguste assembl