Le samedi 1er Octobre 2022, à l’occasion de la lucarne culturelle du 17h07 ouverte par le Centre Culturel Comoé,  Dr Samedi Bernard DJE-BI, addictologue et psychothérapeute, a entretenu les étudiants dudit centre, sur le thème de la drogue en milieu universitaire.

Génération après génération, le nombre de consommateurs de drogues en milieu universitaire ne cesse de grandir à un rythme alarmant. La Côte d’Ivoire ne reste pas en marge de ce phénomène aux conséquences désastreuses.

Alcool, cocaïne, héroïne, ectasy, LSD, chicha, appareils électroniques etc… Nombreux sont devenus ces facteurs qui se transforment, au fil du temps, en addictions pour les hommes, surtout pour les jeunes. Les étudiants du Centre Culturel Comoé ont donc attentivement suivi les explications du Dr DJE-BI sur ce fléau.

En effet, l’adolescence est la période dans laquelle les initiations à la drogue sont généralement faites. Bien-sûr à l’exception des cas génétiques où les personnes sont contraintes d’être consommatrices en raison de leur biologie différente. Mais cette initiation a plusieurs causes. Le délaissement parental, l’entourage déjà initié aux drogues, la recherche de performance sexuelle et la recherche de modèles sont autant de causes qui font de la jeunesse mondiale, et ivoirienne en particulier, une cible privilégiée de la drogue.

Par ailleurs, dans le passage de l’état “non consommateur” à l’état “consommateur”, Dr DJE-BI a insisté sur trois éléments importants ; l’individu, la substance et l’environnement. Ainsi, la rencontre inopinée ou non de ces éléments conduit inéluctablement la personne concernée à sombrer dans une addiction infernale.

Concrètement, cette addiction se manifeste dans les débuts par des plaisirs sournois qui donnent au consommateur, une satisfaction agréable. Mais loin s’en faut, ce sentiment est de courte durée ; au fur et à mesure, le plaisir sournois sera substitué par des douleurs incontrôlables. Car la toxicomanie croît eu égard à la psychologie de la personne concernée. À l’état primaire, la personne ne se doute d’aucun problème avec les drogues; elle ne pense qu’aux plaisirs que ces drogues lui procurent. Puis lentement, la personne concernée trouvera qu’elle ne peut plus s’en passer et donc qu’il y a un problème.

Malheureusement, ce fléau étant grandissant, les solutions pour l’éradiquer se réduisent de plus en plus.

Les conseils de notre addictologue du jour sont majoritairement préventifs. D’une part, Il faut veiller à ce que les trois éléments que sont l’individu ,la substance et l’environnement ne se rencontrent pas. Parce que même en n’étant pas consommateur, l’inhalation de la fumée provenant de la consommation (cigarette, chicha…) d’une autre personne peut nous être fatale et même nous pousser à en consommer. D’autre part, les jeunes doivent éviter toutes les spéculations autour des drogues. Ainsi parce que, la potentielle légalisation d’une drogue dans un état étranger n’en fait pas d’elle une substance saine. Il faut donc s’éloigner rigoureusement de ces substances.

Avant la fin de l’entretien, les étudiants ont eu la possibilité de poser des questions relatives aux drogues à notre addictologue du jour. Notamment, celle d’un étudiant qui demandait si les drogues telles que la codéine ou la caféine, contenues dans les médicaments vendus en pharmacie n’étaient pas dangereuses. Face à cette question, le Dr DJE-BI affirma que ces drogues contenues dans les médicaments, sont minutieusement étudiées et dosées de sorte à quitter rapidement le corps de la personne malade après avoir effectué leur thérapie. Il n’y avait donc pas de peur à avoir à l’égard de ces médicaments.

En définitive, les étudiants du Centre Culturel Comoé, sont sortis heureux d’avoir appris autant sur ce phénomène qui détruit de plus en plus les jeunes, mais aussi très déterminés à combattre avec une plus grande hargne l’addiction à la drogue en milieu universitaire.

Euloge KOFFI.

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